Bernard Kouchner a accepté la proposition de Nicolas Sarkozy et il est ainsi devenu Ministre des Affaires étrangères de la République française. Du moins le croyait-il jusqu'à il y a peu. Car il s'est aperçu que, tout ministre qu'il était, et tout humanitaire qu'il ait été (et qu'il reste, n'en doutons pas), ce n'était pas à lui qu'on confiait le soin de contribuer à résoudre cette affaire aussi étrangère (et par certains côtés un peu étrange) qu'humanitaire, celle des infirmières bulgare et du médecin palestinien accusés par la Libye d'avoir délibérément inoculé (pour quoi faire, on se le demande ?) le virus du sida à des enfants libyens...
Non : toi, Bernard, tu restes là, c'est Cécilia qui s'y colle !
Ah ! Bon ! Dit Bernard, qui doit tout de même en avoir un peu gros sur la patate. Je croyais, ajoute-t-il in petto, que j'étais ministre des... et même des Affaires... - Oui, des affaires étrangères à Sarkozy, mais tu sais il n'y a rien qui soit étranger à Sarkozy. Pardon : à Super-Sarkozy ! Il s'occupe de tout, il est bon en tout, il réussit partout !


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